Vous, moi, nous, sommes tous soumis à de nombreux types de messages concernant notre alimentation. Avec, parfois, des effets secondaires non attendus comme la culpabilité, le manque de confiance en soi, la peur de mal faire.
Petit tour de piste, ça devrait vous rappeler quelque chose…
- Les médias nous le répètent, les médecins aussi : nous sommes responsables de notre corps et de son entretien. A nous, donc, de manger comme il convient pour nous garantir des maladies, rester dans les normes médicales, ne pas développer de maladies nutritionnelles (c'est-à-dire ayant un rapport avec la nutrition. Il y en a beaucoup…). Le discours santé, très, très en vogue, nous laisse entrevoir que, comme l’a dit Hypocrate l’aliment est un médicament. Le marketing a même inventé un nom qui est très explicite pour ces aliments là : les alicaments qui auraient pour mission d’améliorer tel ou tel pan de notre santé…
- Les images, les photos, les affiches nous le rappellent, notre alimentation doit aussi être suffisamment saine et équilibrée pour que nous soyons minces, beaux, toujours jeunes, toujours dynamiques… Notre alimentation doit donc contribuer à nous donner une image socialement acceptable. Et si ce n’est pas le cas, et bien au diable le « sain et équilibré », il reste les régimes !
- Et puis, on a la petite sucrette, la cerise sur le gâteau : le discours « plaisir », petit angelot dans ce monde de privations et de frustrations. C’est la touche de convivialité, de plaisir dans nos repas. Mais attention, la touche, seulement. Le repas « sain et équilibré » avec LE carré de chocolat à la fin pour le plaisir. Les compulsions, l’envie, la gourmandise, on ne connaît pas, dans le monde merveilleux du discours plaisir.
Là où ça devient difficile à gérer, c’est lorsque ces 3 types de messages sont matraqués à longueur de journée dans les médias, les cantines, les salles d’attente, les supermarchés… On aboutit alors à un discours totalement cacophonique qui, loin d’aider ceux qui en ont besoin, renforce le sentiment d’être totalement perdu et de ne plus savoir ce qu’il « convient » de manger.
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